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« « Il voyait le monde comme un océan de boue dans lequel un homme se plongeait jusqu'au cou, s'il y trempait le pied » Balzac

Le monde est horrible. Si quelqu'un te dit du mal de la société, crois-le.

Si vous voulez réussir, jouez. Le paradis est un échappatoire crée par un miséreux pour se sortir de la merde dans laquelle il baigne. La religion est peut être l'opium du peuple, mais l'enfer est le quotidien du gueux.

Elle aurait vendu son âme et ses colliers de pierres pour paraître mieux qu'elle ne l'était.

L'entreprise dans laquelle il s'est lancé s'apparente à un gueule de lion ouverte, hurlant : je veux que tu meurs, dans une souffrance à faire pâlir Jacob.

Mentez et souriez. Faites-les devenir proies du diable. Éliminez-les mais ne cherchez pas à comprendre d'où viennent ces ordres. Il buvait ses paroles comme on boit du poison, le visage blanc, le c½ur lent.

Le monde est un bourbier, le monde est infâme et cruel. Il voulait réussir, elle l'aiderait. Servez-vous de l'homme comme d'un moyen, non d'une fin, que vous abandonnerez à la prochaine rue. Sans argent, vous ne serez rien, sans femmes, vous n'êtes rien. Vous la prendrez jeune, candide et amoureuse. Mais pas trop ! Il faudra vous en défaire par la suite sans pour autant devoir la tuer. Les nouvelles vont vites et avoir un mort sur le dos n'est jamais bon pour sa réputation. Le paraître, mon ami, le paraître, n'oubliez pas. Vous n'êtes rien.
Et surtout si vous arrivez par je ne sais quelle ironie du sort à vous amouracher d'une jeune pouline à la peau encore blanche et au c½ur plus pur qu' Eurydice, gardez-vous bien de le lui dire. Une femme qui se sait aimée n'est plus une femme, mais une lionne.
Méfiez vous du monde. Si vous êtes pris, tuez
L'honneur vaut mieux que le déshonneur. »

# Postato giovedì 03 gennaio 2008 09:16

Modificato mercoledì 01 ottobre 2008 11:04

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Elle vomit cette bile amère de souvenirs, d'espoirs sans lendemain, de déceptions mortelles. Elle se cognait aux murs de cotons de sa prison dorée, qu'elle avait bâtie à la force de ses mains, son c½ur et son âme et dans laquelle elle avait appris à vivre
Elle n'avait pas vu la couleur du soleil, ni même senti l'air chaud et odorant depuis quelques temps.
Elle referma son livre, livre qu'elle avait maudit et qu'elle avait fini par accepter
Livre qu'elle avait écrit.
Autobiographie.

# Postato mercoledì 21 novembre 2007 11:39

Modificato mercoledì 01 ottobre 2008 11:04

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"C'est l'histoire d'un homme et d'une femme, ça aurait pu être toi et moi, et pourtant, le destin en a fait autrement. Entre Rabat et les Puces de Saint Ouen. Un mélange d'el kirfa et de Jean Paul Gauthier périmé. Ses yeux disparaissent sous les épaisseurs de Khol qu'elle s'efforce de mettre chaque matin, comme pour cacher la banalité de ses traits. Aqaba lui manquait, particulièrement la nuit. Là bas, il faisait souvent froid le soir, un vent du nord chargé de sable et d'épices se levait quelques temps après le coucher du soleil. Elle aimait voir les montagnes au loin, savoir que derrière quelqu'un pensait peut être à elle, elle aimait le vent, la nuit, les étoiles, les hommes. Ses cheveux étaient noirs, longs. Comme ceux des autres. Et pourtant elle avait quelque chose de différent. On la surnommait Iblis, symbole de la révolte, miroir rebelle du monde arabe.

Son parfum empestait la salle à moitié vide. Les murs étaient jaunis, la peinture défraichie, une vieille carte du monde embrassait le mur. Akim, yeux verts, 1 m 90, nota bene : retourne à Alger dans 3 heures "

# Postato sabato 03 novembre 2007 15:49

Modificato mercoledì 01 ottobre 2008 11:05

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On rencontre l'amour.
On revit. On lit Rimbaud en rêvant d'évasion, de liberté, les poches trouées, les yeux levés vers la Grande Ourse. Un jour, l'amour a le goût de la mort, sa peau celle de la fin. La boucle est bouclée. La déchéance a commencé.
Elle a toujours rêvé de paradis artificiels. Elle a seulement frôlé les nuages.
Elle a besoin de souffrir pour savoir à qui elle tient.
On était prisonnier des mots, amoureux de la liberté. Sa voix était une mélodie, la mienne des paroles. J'avais besoin de temps, il était rapide. Avant j'étais heureuse, aujourd'hui je le suis toujours. Je sacralise une image, je m'accroche à des phrases. J'aime mes cernes et ma peau doré. Je ne regarde plus ma boite mail qui doit crouler sous des offres de viagra ou autres échappatoires nocturnes. Brassens hurle en musique de fond, les fleurs du mal ne me blessent plus. Elle prend plaisir à voir des gamines fondre sous de fausses paroles de males en ruth. Si elles savaient comme elles pleureront. Mais elle n'a pas assez de mouchoir pour éponger la moitié de la planète.
Le monde me domine. A défaut d'être soumise, autant être pourrie.
Tous les déchets finissent un jour par mourir. Elle veut un enterrement royal. Que ces cendres côtoient les enfers.
Elle a Evil tatoué sur la nuque.

# Postato lunedì 20 agosto 2007 08:04

Modificato mercoledì 01 ottobre 2008 11:05

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Mes doux captifs,

Je ne puis rester, ne serait-ce un instant, près de cette perversité manifeste
Je m'en vais loin de l'exiguïté de vos âmes, de l'abondance de vos larmes.
Pour me divertir, je fais des rivières de verbes, des sautoirs d'allocutions. Que je façonne et nourris jusqu'à la pléthore.
Mais les mots ne me suffisent plus.
La mélasse plébéienne, l'infortune des gens boiteux, l'indigence des vieux quartiers ne m'aspirent plus aucun sentiment.
Phébus m'appelle, me demande et me supplie. J'ai tellement besoin de renaître.
Les peaux se frôlent, les regards se croisent, les lèvres se goûtent, se dévorent et se séparent sous une pluie d'étoiles.
"Il entre, dans toute espèce de débauche, beaucoup de froideur d'âme. Elle est un abus réfléchi et volontaire du plaisir." - [Joseph Joubert]
L'appel des corps chauds et brûlés par les rayons du soleil se fait de plus en plus violent.
Tout ne sera bientôt plus que luxure, danger et sybaritisme.

# Postato giovedì 02 agosto 2007 18:13

Modificato giovedì 02 ottobre 2008 17:03